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 ......... Saint Jean, le Précurseur

Le rappel de l'Evangile
« C'est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. Toute vallée sera comblée, Toute montagne et toute colline seront abaissées ; Ce qui est tortueux sera redressé, Et les chemins raboteux seront aplanis. Et toute chair verra le salut de Dieu. »

L'Evangile selon saint Luc 3, 4–6



« Car Hérode lui-même avait fait arrêter Jean, et l'avait fait lier en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce qu'il l'avait épousée, et que Jean lui disait : Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. Hérodias était irritée contre Jean, et voulait le faire mourir. Mais elle ne le pouvait ; car Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint ; il le protégeait, et, après l'avoir entendu, il était souvent perplexe, et l'écoutait avec plaisir. Cependant, un jour propice arriva, lorsque Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux principaux de la Galilée. La fille d'Hérodias entra dans la salle ; elle dansa, et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. Il ajouta avec serment : Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. Etant sortie, elle dit à sa mère : Que demanderais-je ? Et sa mère répondit : La tête de Jean Baptiste. Elle s'empressa de rentrer aussitôt vers le roi, et lui fit cette demande : Je veux que tu me donnes à l'instant, sur un plat, la tête de Jean Baptiste. Le roi fut attristé ; mais, à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui faire un refus. Il envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d'apporter la tête de Jean Baptiste. Le garde alla décapiter Jean dans la prison, et apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Les disciples de Jean, ayant appris cela, vinrent prendre son corps, et le mirent dans un sépulcre. »

L’Evangile selon saint Marc 6, 17–29


L'icône de Saint Jean Baptiste


Le chef de saint Jean Baptiste dans la Cathédrale d'Amiens

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Le chef de Saint Jean-Baptiste de la Cathédrale d'Amiens
Pour comprendre l'intérêt chaque jour grandissant qui s'attache à tout ce qui nous rappelle le souvenir de Saint Jean-Baptiste, il suffit de constater que l'évolution heureuse de certaines mentalités chrétiennes donne à l'enseignment de St Jean-Baptiste, des résonnances chaque jour plus actuelles.

Personne n'ignore qu'il fut " le Précurseur " c'est-à-dire celui qui " Prépara les voies à notre Seigneur Jésus Christ ". Mais ces expressions solennelles ne doivent pas nous faire oublier que toute la prédication de St Jean-Baptiste pourrait ainsi se résumer : " Si vous voulez être les vrais disciples de Celui qui doit venir après moi et auquel je dois frayer passage ; écoutez bien ! Avant de songer à être des saints, soyez d'abord des honnêtes gens et de braves gens ".

St Jean-Baptiste disait aux soldats : " Ne soyez pas des pillards, contentez-vous de votre solde ". Aux percepteurs, il disait : " Demandez ce qui est dû mais pas plus ". Aux gens aisés, il disait : " Que celui qui a deux manteaux en donne un à celui qui n'en a pas ".

Et pourquoi fut-il condamné à mort et décapité ? Tout simplement pour avoir dit au roi Hérode : " Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère ".

L'Evangile nous dit que l'éxecution de St Jean-Baptiste eut lieu en l'un des palais du roi Hérode et, qu'aussitôt après, ses disciples vinrent enlever son corps et le déposer dans un tombeau. L'Evangile semble indiquer que Hérode et sa Cour furent dans l'impossibilité de savoir ce qu'il était advenu des restes de Jean-Baptiste puisque, il nous dit qu'en entendant parler des prodiges que Jésus opérait, Hérode crut que Jésus était Jean-Baptiste ressuscité.

Il semble possible d'admettre que la tête du décapité ait été cachée dans Jérusalem dans l'un des palais que le roi Hérode y possédait et que des moines l'y découvrirent au 4-ème siècle dans les ruines de ce palais, puis, qu'après avoir subi diverses tribulations, elle se trouvait vers 850 à Constantinople où elle fut découverte par des Picards qui avaient pris part à la 4-ème croisade.

Ce fut le 12 avril 1204, que les Croisés s'emparèrent de la ville et, il faut bien l'avouer, en commencèrent le pillage. Cette ville renfermait des trésors considérables et notamment des reliquaires somptueux contenant des reliques de saints.

Et c'est ainsi qu'un jour, un chanoine de Picquigny, Wallon de Sarton, découvrit dans les ruines d'un palais [note : Antoine, pèlerin à Constantinople en 1200 témoigne que le monastère Stoudyte abritait le chef de St Jean-Baptiste. Le Synaxaire. Désert d'Optina, 1993, vol. février, p. 435] un étui renfermant un plat d'argent sur lequel reposaient à l'abri d'une enveloppe de cristal bombé, les os d'une face humaine, maxillaire inférieur excepté, et, avec au-dessus de l'orbite gauche, un petit trou rond, pouvant avoir été creusé par un coup de poignard.

Les lettres grecques gravées sur le plateau d'argent permirent à Wallon de Sarton de penser qu'il était en présence de la tête de St Jean-Baptiste, en notant que le trou dans le frontal donnait confirmation à la légende évoquée par St Jérôme, et selon laquelle, Hérodiade dans un geste de colère aurait frappé d'un stylet la tête tranchée de Jean-Baptiste.

Wallon de Sarton décida de rapporter en Picardie le Chef de St Jean-Baptiste.

Pour subvenir aux frais de son retour, il vendit le grand plat d'argent qui servait de support au reliquaire.

Et dans l'après-midi du 17 décembre 1206, troisième dimanche de l'Avent, en un cortège magnifique l'évêque d'Amiens Richard de Gerberoy s'en alla prendre possession de la relique insigne qui s'en venait par la route de Noyon.

La dévotion au Chef de St Jean-Baptiste d'Amiens alors prit naissance, dévotion qui exerça une influence considérable sur les destins de la ville d'Amiens et de la Picardie.

Le Chef de St Jean-Baptiste, fut déposé à la Cathédrale. Mais, vite il fallut se rendre à l'évidance. Cette Cathédrale était impuissante à recevoir les multitudes qui s'en venaient vénérer la relique du Précurseur.

Or, douze ans après l'arrivée en notre ville du Chef de St Jean-Baptiste, la Cathédrale qui l'avait accueilli, fut détruite par un incendie. Alors, le Clergé, les Nobles et les Gens du Peuple, décidèrent de construire une Cathédrale neuve qui serait digne de se trésor inouï.

De cette Cathédrale l'évêque Evrard de Fouilloy posa la première pierre en l'an 1220 et Robert de Luzarches fut le maître d'œuvre.

Tout au long des siècles, Rois et Reines, Princes et Princesses s'en vinrent à Amiens, vénérer le Chef de St Jean-Baptiste. Le premier en date et le plus illustre, fut St Louis, Roi de France qui fit son pèlerinage en janvier 1264.

Après lui, vinrent son fils, Philippe le Hardi, puis Charles VI, puis Charles VII. Ce sont les dons de ces illustres personnages qui permirent d'exposer la relique et le bloc de cristal qui la protège, en des écrins de plus en plus riches.

Le culte du Chef de St Jean-Baptiste d'Amiens devint tellement célèbre qu'en 1604 le Souverain Pontife Clément VIII, désirant enrichir l'église de St-Jean-de-Latran [note : Basilica di San Giovanni in Laterano] d'une parcelle de la Face de St Jean-Baptiste, demanda à cette fin au Roi Henri IV d'introduire auprès des Chanoines d'Amiens, le plus ancien des Chanoines de St-Jean-de-Latran. Ce qui fut fait. Et les Chanoines d'Amiens consentirent à remettre à l'envoyé de Rome : le Chanoine Hélicon, une parcelle de la relique précieuse.

En 1668, la ville d'Amiens étant ravagée par la peste, il sembla aux autorités religieuses et aux fidèles que ce serait grande sagesse que d'en appeler à la protection du Chef de St Jean-Baptiste et le jour de la Toussaint, à 8 heures du matin, les délégués du Chapître de la Cathédrale et les Echevins, se rendirent à l'Evêché pour y signer le texte d'un vœu.

Par ce vœu, la promesse était faite d'ériger en l'église Cathédrale, une chapelle en l'honneur de St Jean-Baptiste. Mais les guerres et les misères de terribles hivers ne permirent la réalisation de ce vœu que quarante et un ans plus tard. L'on choisit, pour emplacement l'extrémité du Transept nord de la Cathédrale où se trouvait une chapelle dédiée à St Pierre. Au-dessus du nouvel autel, dans le bas du rétable, on ménagea une cavité destinée à recevoir le Chef de St Jean-Baptiste. Mais il n'y fut pas laissé constamment parce que l'humidité aurant fini par endommager la relique. A chaque période où cela paraissait nécessaire on mettait le reliquaire à l'abri dans une armoire de la grande sacristie que l'on appelait le Trésor.

Dans un inventaire du Trésor, fait en 1709, nous trouvons une longue énumération des joyaux qui ornaient alors le reliquaire du Chef de St Jean-Baptiste : des saphirs, des émeraudes, des perles, des améthystes, des grenats, des rubis, des diamants.

Et, vint la Révolution Française.

Alors le Chef de St Jean-Baptiste, eut à vivre des heures dramatiques. Ce fut le 24 juin 1790, que pour la dernière fois le Chef de St Jean-Baptiste fut présenté aux fidèles dans le reliquaire jadis offert par les rois et que la piété des princes et des foules avait enrichi magnifiquement.

Au mois d'août de cette même année, la constitution civile du Clergé fut votée.

Le 14 décembre 1790, en fin d'après-midi, le Commissaire nommé par le Directoire du district d'Amiens se présentait à la Cathédrale pour faire l'inventaire des " ornements, vases sacrés, et autres objets de ce genre ". Et, " apposer les scellés sur les sacristies, trésors et armoires ".

Le reliquaire du Chef de St Jean-Baptiste demeura dans la sacristie jusqu'au mois de novembre 1793, où il fut livré aux représentants de la Convention en vertu d'un décret du mois de septembre précédent.

Et c'est en cette occasion qu'un acte héroïque accompli par une haute autorité du moment nous révèle à quel point le culte du Chef de St Jean-Baptiste tenait au cœur de tous les Picards.

La ville d'Amiens en ces jours sombres de 1793 et 1794, avait pour Maire un maître perruquier, Louis-Alexandre LESCOUVE. Le représentant DUMONT lui ayant donné l'ordre de livrer " tout l'or et l'argenterie " des nombreux reliquaires de la Cathédrale, il se garda bien d'opposer un refus. Mais il ne livra que ce qui était d'or et d'argent.

Et c'est ainsi qu'ayant ouvert le reliquaire du Chef de St Jean-Baptiste, il affecta de laisser à l'abandon dans la sacristie en attendant " qu'on les jetât dans un cimetière ", la relique et son cristal.

Puis, après le départ des Représentants de la Convention, il revint secrètement dans la sacristie, prit avec respect la relique et son cristal et s'en alla les déposer à l'abri dans sa propre maison.

Dans un écrit qu'il rédigea le 14 juin 1796, on peut lire : " J'ai eu l'avantage d'avoir cette relique dans ma chambre depuis deux ans avec tous les respects dûs à une préciese relique et j'ai signé : LESCOUVE, ex-Maire et Président du district révolutionnaire d'Amiens ".

Après être demeurés durant deux ans cachés dans la maison du maire d'Amiens, la relique et son cristal, ayant été placés sur un plat d'étain furent confiés par LESCOUVE à l'abbé LEJEUNE. Ce prêtre les garda pieusement jusqu'en l'année 1816, où Mgr de VILLARET, évêque d'Amiens, les reçut de ses mains et ordonna que le culte du Chef de St Jean-Baptiste retrouvât dans la Cathédrale d'Amiens, toute sa splendeur antique.

En 1819, Mgr de BOMBELLES, évêque d'Amiens estima indécent de laisser plus longtemps pour support à la relique un simple plat d'étain.

Et le 6 janvier 1820, par les soins de l'abbé DUMINY, elle fut déposée sur un plat d'argent de forme ovale et entourée de drap d'argent.

Mais un demi-siècle plus tard, Mgr BATAILLE, évêque d'Amiens, décida d'offrir au Chef de St Jean-Baptiste, un reliquaire qui serait aussi exactement que possible la reproduction de celui qui l'abritait précieusement à la veille de la Révolution Française. En l'année 1876, la relique célèbre reçut pour écrin un plat de vermeil rehaussé de pierreries.

Mais, vers la fin du siècle dernier, il se trouva qu'une science historique à laquelle des hommes d'Eglise apportèrent eux-mêmes une importante contribution, établit, qu'au Moyen-Age, incontestablement la recherche des reliques avait été faussée par de criminelles supercheries.

Et c'est ainsi que subissant les conséquences de ce discrédit, jeté sur les innombrables reliques de la chrétienté, considérées en bloc, le culte de St Jean-Baptiste entra doucement dans le déclin.

Mais soudain, l'histoire du Chef de St Jean-Baptiste, allait s'enrichir d'un épisode éclatant, dont les conséquences possible apparaissent à ce jour encore illimitées.

En 1958, un prêtre fit savoir aux autorités ecclésiastiques du diocèse d'Amiens que dans une Maison Religieuse de l'Est de la France l'on gardait, depuis le XVII siècle, une relique – le maxillaire inférieur d'un visage d'homme – que l'on disait être de St Jean-Baptiste. Et le prêtre savant et zêlé émit le vœu que l'on procédât à la confrontation de cette relique avec le " Chef de St Jean-Baptiste d'Amiens ". Le relique d'Amiens ne comportant pas de maxillaire inférieur, l'événement aurait des répercussions historiques et pieuses du plus haut intérêt si les deux pièces anatomiques apparaissaient en concordance. Son Excellence Mgr R. Stourm, évêque d'Amiens donna les autorisations nécessaires et approuva la nomination d'experts qualifiés dont le concours donnerait une autorité indiscutable à l'examen des reliques :

MM. le docteur Gérard Perdu, directeur de l'Ecole Nationale de Médecine et de Pharmacie d'Amiens, professeur d'anatomie descriptive ; docteur Pierre Ruin, électro-radiologiste ; docteur Michel Rudelle, chirurgien, chargé de cours d'anatomie descriptive, préhistorien ; docteur Robert Crépon, stomatologiste.

Et le 19 novembre 1958, MM. les experts procédèrent à la confrontation dans la grande salle du presbytère de la Cathédrale, en présence de Mgr Fernand du Roselle, vicaire général, délégué de Son Ex. Mgr l'évêque et de M. le chanoine André Duhamel, archiprêtre.

Le soin d'ouvrir le sompteux reliquaire amiénois et d'enlever le masque de cristal qui protège le casque de vermeil doré lequel enserre la face osseuse, revint à un éminent joaillier, M. Flinois, qui procéda avec d'extrêmes précautions et n'eut ensuite aucune peine à détacher le maxillaire inférieur venu de l'Est de la France, de son support d'étoffes brodées et ornées de pierreries. Mais il fallait dégager le Chef de St Jean-Baptiste de son casque de vermeil doré. D'un commun accord MM. les experts confièrent cette tâche au chirurgien Michel Rudelle. Il s'en acquitta avec un art minutieux.

Et MM. les experts commencèrent une étude qui devait durer plusieurs mois et dont les conclusions sont exposées dans un document que chacun d'eux signa. Les premières étapes de cette étude eurent lieu à Amiens. La dernière étape se situe à Paris.

Le premier chapitre du document concerne les travaux effectués à Amiens et se termine par les lignes que voici :

" Nous estimons que le maxillaire inférieur dit de Verdun :

  1. N'est sûrement pas originaire du même sujet que le massif facial dit amiénois ;
  2. Que la pièce osseuse, dite de Verdun, est sûrement d'origine beaucoup plus récente.
Mais les opinions des experts amiénois eurent l'honneur de recevoir à Paris une approbation magistrale.

Le 11 avril 1959, M. le professeur H.-V. Vallois, directeur du Musée de l'Homme, daignait recevoir MM. les docteurs G. Perdu et Michel Rudelle, venus avec M. l'archiprêtre de la Cathédrale d'Amiens soumettre à son examen le " Chef de St Jean-Baptiste d'Amiens " et le maxillaire inférieur dit " de Verdun ".

Après étude minutieuse M. le professeur H.-V. Vallois aboutit à des conclusions que voici résumées et qu'il voulut bien confirmer dans une lettre du 14 avril 1959.

  1. La comparaison de la pièce dite " de Verdun " avec la relique d'Amiens accuse une " discordance anatomique " telle qu'il n'y a aucun doute qu'elles ne proviennent pas d'un même sujet ;
  2. Du point de vue chronologique la pièce dite " de Verdun " est beaucoup moins ancienne que la relique d'Amiens. Par son aspect et par son poids, elle rappelle " les os du Moyen-Age " ;
  3. Le massif facial dit " Chef de St Jean-Baptiste d'Amiens " est une pièce très ancienne – d'une antiquité supérieure à celle des ossements de notre Moyen-Age. D'un autre côté, elle paraît moins ancienne que les ossements humains du Mesolithique " ce qui permet de l'estimer âgée de plus de 1.000 ans et de moins de 2.500 ans " ;
  4. " L'âge individuel ne peut être précisé vu l'absence des dents, mais le fait que les alvéoles sont complètement développés et que certains présentent sur leurs bords une légère usure donne à penser qu'il s'agit d'un adulte (entre 25 et 40 ans) " ;
  5. " Les caractères généraux de la tête ne peuvent vu l'état incomplet de la pièce être supposés qu'avec beaucoup de réserve. Sa morphologie est europoïde (donc non negroïde ni mongoloïde). – Les faibles dimensions de la pièce de la Cathédrale d'Amiens et le développement des arcades sus-orbitaires donnent l'impression que cette pièce correspondrait au type racial dit " méditerranéen (type de Bédouins actuels) ".

Au travers des termes techniques c'est avec émotion que les pèlerins au " Chef de St Jean-Baptiste d'Amiens " accueilleront l'hommage rendu à leur foi par la science contemporaine dont voici en une phrase le verdict :

Aucun des faits précis et indiscutables mis en lumière par les travaux des savants d'Amiens et de Paris ne saurait permettre à quiconque de nier l'authenticité de la relique d'Amiens.




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